Une sérénité globale


Installé avec sa famille depuis 2021 à Bénévent-l’Abbaye, Timothée a atterri en Creuse par « un pur concours de circonstances ». Aujourd’hui pépiniériste à son compte, il considère qu’il est là où il doit être. Mais pourquoi la Creuse ? C’est ce que nous allons découvrir.

C’est dans son jardin que Timothée m’accueille. À peine assis autour de la table, je lui demande : « Qui es-tu ? » et cette première question le fait rire. « Question terrible où toutes les réponses sont possibles et sûrement différentes chaque jour », répond-il instinctivement. Puis, après un court moment de réflexion, il ajouté : « Je suis avant tout père de famille. »

Né en Île de France avec des origines bretonnes, Timothée a étudié la biologie à Cergy Pontoise, puis a obtenu un BTS en production horticole à Lille. Il a ensuite travaillé en jardinerie et en horticulture avant de s’installer à Lyon. Lyon, un virage dans sa vie : il monte une startup de market place de jeux vidéos rétros de collection avec un associé et il y rencontre l’amour. De Lyon, ils passent à Clermont-Ferrand. Et concours de circonstances, sa femme est titularisée au collège de Bénévent-l’Abbaye. « Avant de venir, j’étais incapable de situer la Creuse sur une carte de France. Je n’étais pourtant pas si mauvais en géographie. J’en entendais parler par des clichés », avoue-t-il. Timothée, sa femme et leurs trois enfants ont donc atterri dans notre magnifique département il y a maintenant quatre ans. Depuis, un nouvel être est venu agrandir la famille, un Creusois.

Un charme authentique

« La Creuse, je l’ai vraiment découverte quand on a fait nos premiers repérages pour trouver un logement. C’est très joli mais c’est très perdu, mais c’est aussi ça qui fait son charme. » Installé à Vieilleville près de Bénévent-l’Abbaye, Timothée retrouve le métier de jardin à la jardinerie Glomot où il travaille pendant trois ans. Encore aujourd’hui, il vante l’esprit familial et bienveillant qui y règne.

« Maintenant que je suis ici, je ne me vois pas en partir. Mon attachement à la Creuse vient de ce côté rural. Ce que j’aime beaucoup c’est l’esthétisme de la région. Il y a ce charme authentique qu’on ne trouve plus ailleurs. »

Aujourd’hui pépiniériste à son compte, il se sent bien en Creuse, malgré l’éloignement de leurs familles respectives.

Les Creusois et les Creusoises

Je lui demande alors comment ils ont été accueillis par les gens du coin. « On entend beaucoup dire que les Creusois ont un caractère compliqué, que certains Creusois sont revanchards. Mais force est de constater que ce n’est pas le cas partout. Moi qui travaille en jardinerie, j’ai le bon rôle dans l’histoire : je suis en contact avec les personnes du coin avec le prisme du jardin, et le jardin ça rassemble, surtout quand ça concerne le potager. Le voisin est toujours d’accord pour me prêter du matériel, pour m’aider à passer un coup de tracteur. J’ai toujours eu de bonnes relations avec les Creusois et les Creusoises que nous avons rencontrés. »

Saisir les opportunités

Le département a donc largement influencé la vie de Timothée et de sa famille, car il lui a permis de monter son entreprise grâce aux opportunités de grands espaces naturels sans pollution. Un rêve qu’il avait depuis cinq longues années. « Une sérénité globale s’est installée dans ma vie depuis que je suis ici. Je ne prends que le positif de la Creuse, car les côtés négatifs ont tous une solution.Je suis quelqu’un qui saisit les opportunités. »

Belle philosophie pour celui qui considère également que tout ce qui lui arrive n’est pas dû au hasard. Il se sent à sa place, maintenant et ici.

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